Surmonter une fausse-couche

faussecouche

Aujourd’hui, j’avais envie d’écrire un article différent de ceux que j’écris habituellement.  J’avais envie de parler des fausses-couches car nous sommes nombreuses à en avoir vécu, certaines mêmes à répétition.

Dans le parcours PMA, nous sommes attentives au moindre symptôme et sommes donc généralement très tôt informée d’une grossesse.  Mais il arrive que la grossesse tant attendue, arrive à son terme bien plus vite que prévu.  Et là, c’est tous nos espoirs, tous nos efforts, toute notre vie qui s’envolent…

La fausse-couche concerne une grossesse sur cinq, y compris les grossesses naturelles.

La seule différence est que : en PMA, nous attendons souvent depuis tellement longtemps que notre parcours est médicalisé et analysé : nous décomptons les jours de ces deux interminable semaines d’attente et savons précisément de combien de jours nous sommes enceintes.

Ce corps qui, si souvent tarde à répondre à notre voeu le plus cher, nous trahit… une fois de plus.

Ce ventre abîmé, qui enfin s’était rempli de vie, se vide à nouveau…  pour laisser la place à l’angoisse, la douleur et parfois même la culpabilité (« et si… »)

Le moment est alors venu d’aller à l’hôpital, de faire un curetage.  Pour ma part, c’est une étape que j’ai « refusée » : prendre rendez-vous pour un curetage était au dessus de mes forces le jour J.
Et comme je suis convaincue par les médecines alternatives, je savais que l’acupuncture pourrait m’aider.  J’ai passé un « accord » avec mon gynécologue : il me laissait la semaine pour que l’acupuncture fasse effet, si ce n’était pas le cas, ce serait le curetage.  N’ayant aucune envie de risquer la moindre infection, j’ai suivi ses recommandations : j’avais une semaine.  Et… l’acupuncture a fonctionné très rapidement (en 4 jours) et m’a évité une anesthésie.  Et plus encore, elle m’a évité un poids psychologique trop lourd à porter.

Comme trop souvent, on oublie qu’il y a des moyens plus doux qui peuvent nous aider dans ces moments-là.  Et pourtant… L’acupuncture, la sophrologie sont des méthodes qui peuvent vous aider à surmonter cette épreuve.

Et bien sûr, à tout cela, s’ajoutent des phrases maladroites de notre entourage :

« Tu en feras un autre, ce n’est pas grave », « Tu sais, c’est sûrement mieux comme ça, il devait avoir une malformation», « Il était tout petit de toute façon, ce n’était pas un bébé »,…

Ces phrases ont résonné dans votre tête un nombre de fois incalculable.  Et ceux qui les prononcent n’imaginent pas la douleur que nous ressentons.

Non seulement, nous devons faire notre « deuil » (pour autant qu’on puisse le faire un jour) de cet enfant, de nos projets et de nos souvenirs avec lui, mais en plus il faut endurer ces paroles blessantes.  Évidemment, ce sont souvent des preuves d’amour maladroites, ou des langues qui fourchent par manque de réflexion ou car le silence est trop lourd. Ce sont en fait des tentatives de soulagement avec des mots qui nous assassinent.

Comme le dit la chanson :

on n’oublie jamais rien, on vit avec.

Des dates nous ramènent toujours à ces instants. Ce temps où tout aurait pu être différent, mais où notre vie a changé à tout jamais.

Mais bizarrement, l’espoir revient un jour, de peut-être essayer encore.  Et avec le temps, cet espoir se concrétise, on reprend ses rêves et on décide de tout tenter.

Et… le meilleur reste à venir…

 

3 conseils pour surmonter une fausse-couche :

  • Parlez-en à quelqu’un : un proche ou un professionnel peu importe, mais il est important de ventiler l’émotion, de dire ce que l’on a sur le coeur.  « Ce qui ne s’exprime pas, s’imprime… « 
  • Prenez votre temps : une fausse-couche n’est pas anodine.  Le corps et l’esprit ont besoin de temps.  Et il n’y a aucun délai : chacune réagit différemment.
  • Poser un acte symbolique : donner un prénom, faire un dessin, écrire une lettre, planter un arbre,… tant de possibilités existent.  A chacune de trouver celle qui lui convient.

 

Vous avez vécu une fausse-couche et l’avez surmontée ? laissez un commentaire pour nous dire comment, cela redonnera de l’espoir à celles qui en ont besoin.

 

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  11 comments for “Surmonter une fausse-couche

  1. Charlotte Fournier
    22 août 2017 at 18:44

    Je viens de faire ma 3ème FC. Et là je dis STOP. Plus envie de revivre une autre échec.

  2. Ninette
    3 juin 2018 at 13:50

    J’ai fais ma première fausse couche j’avais 15 jours de retard…Ca fait 3 jours maintenant. Quand j’ai su que j’étais enceinte j’ai commencé « toute pimpante » à en parler à mes soeurs et à certaines de mes collègues de boulot…trop excitée, trop contente pour ne rien dire. Puis viens le jour où on ne sent plus les signes que la vie est en nous. C’est ça qui m’a alerté : je n’avais plus de tension aux seins et j’ai eu mal au ventre au travail…des douleurs abdominales. On va au toilette et la c’est le monde qui s’écroule. On culpabilise : j’ai fumé 1 clope par jour, j’ai pris la voiture trop souvent,j’ai bu trop de café, j’ai fais trop d’efforts. Tant de culpabilité !! Je suis en deuil. Certains diraient : c’était le début, ça arrive pour un premier enfant, il était « tout petit » mais c’était la vie, le bonheur et l’espoir réunis qui s’en sont allés. Aujourd’hui je suis en colère contre moi contre tout le monde. On m’a conseillé un exercice pour m’aider et je vais le faire : écrire à l’être perdu. Tout ce qu’on veut : le nommer si possible puis ecrire la joie du début, les sensations, puis le choc de la fausse couche ce qu’on a ressenti physiquement et moralement. Tout doit être dit. Je vais le faire et je suis certaine que ça me fera du bien. Je garde espoir bien que ça soit très dur. Merci d’avoir lu jusqu au

    • Mia
      4 juin 2018 at 13:47

      Bonjour Ninette, tout d’abord je suis sincèrement navrée pour ta fausse-couche, je sais combien c’est douloureux (pour l’avoir vécue) et je sais aussi qu’il n’y a pas de mot pour traduire la douleur ressentie. Je comprends tellement ce sentiment de culpabilité…. Toutefois, cela arrive même en prenant toutes les précautions du monde. On refait le bilan de tout ce qu’on a fait/pas fait/qu’on aurait dû faire et… cela n’apporte rien si ce n’est colère et tristesse. Tu n’y es pour rien. Ce petit être n’avait tout simplement pas assez de force que pour grandir, il a fait de toi une mam’ange et il continuera à vivre dans ton coeur. Tu as entièrement raison, c’est un exercice que je recommande souvent : écris-lui, écris tout ce que tu ressens, tout ce que tu aurais aimé lui dire s’il avait été là. Tout.
      Et ensuite, surtout garde espoir : un petit être grandira en toi et restera au chaud le temps qu’il faudra et tu lui donneras tout l’amour que tu auras…
      Je te le souhaite du fond du coeur. Prends soin de toi.

  3. Mam’ange
    24 août 2018 at 09:50

    Bonjour,

    J’ai attendu 4 ans pour avoir ma fille et oui, entre 2, j’ai fait une fausse-couche avec un embryon qui ne se développait pas correctement…au vu de l’attente, je savais qu’il n’y avait aucune raison que je retombe enceinte rapidement et j’ai dû attendre 2 ans encore…..le plus dure sont les phrases: et ben, ça fonctionne ! Ton corps sait démarrer une grossesse naturellement ! Ben, peut-être bien, mais il ne le sait pas complètement bien, puisque qu’il y a fausse-couche! Et rebelotte le compte di temps redémarre….
    2 ans après la naissance de ma fille, fausse-couche naturelle….et oui, la nature a tendance à bien répéter les shémas…..je relativise maintenant et je me dis que Dame Nature me fait des clins d’oeil!

    • Mia
      24 août 2018 at 10:03

      Bonjour Céline, merci pour ton message. Oui ces phrases sont maladroites et font souffrir inutilement… Dame Nature rend parfois les choses compliquées mais il arrive aussi qu’elle réserve de belles surprises…

  4. Margaux
    22 mars 2019 at 18:20

    Je suis actuellement à j15 post FC. Que c’est dur.. l’article tombe à pic. J’ai tellement peur de la suite. Tellement peur que ça soit le premier et dernier test positif. Le temps me paraît tellement long jusqu’au prochain TEC. Mais je sens que petit à petit ça va mieux. J’ai du mal à accepter le temps de pause mais mon corp et mon esprit en on besoin

    • Mia
      22 mars 2019 at 18:33

      Bonjour Margaux,
      Désolée pour ta FC… Prends le temps qu’il faut pour remonter la pente et surtout garde espoir. Tu l’as vu, il existe de nombreux facteurs sur lesquels tu peux agir. Continue à y croire et prends soin de toi !

  5. Anais
    19 avril 2019 at 02:00

    Bonjour,

    Avec mon compagnon, nous avons vécu une fausse couche en Juillet 2018 à trois mois de grossesse, c’étaient des vrais jumeaux.
    Mais malheureusement qui grandissaient pas. Maintenant on en parle librement. L’avantage c’est qu’on en parle sans tabou avec mon conjoint.

    On y repense quand même car malheureusement je suis actuellement le traitement duphaston suite à la FC des cycles qui sont des montagnes russes.

    En espérant que ce traitement fonctionne avant d’envisager une PMA.

    En lisant vos messages, je me sens moins isolé car personne de notre entourage a vécu cette expérience.

    Merci encore

  6. lilirbr
    17 janvier 2020 at 11:18

    Bonjour à toutes,
    Si j’écris ici c’est que malheureusement j’ai fait une fausse couche hier, j’étais à 7 semaines de grossesse .. Beaucoup de questions résonnent dans ma tête, pourquoi moi? Pourquoi si « tard », qu’est-ce qu’ j’ai mal fait? Les phrases pour me remonter le moral sont toutes les mêmes des gens autour de moi… J’ai beaucoup d’incertitudes de comment tout revient à la normale, de penser positif, comment retrouver son cycle, être sure de retenter le coup au risque d’être de nouveau déçue…

    J’ai aussi eu une semaine (ma 6ème semaine) compliquée avec beaucoup d’émotions : nous devions partir en congés et la compagnie aérienne nous a refusée l’accès au vol pour cause de surbooking donc grosse panique, stress, déception et énervement puis nous sommes allés au ski, n’ayant ni skié ni fait de luge j’ai quand même était percutée par une personne en luge qui ne pouvait pas se guider et j’ai fait une sacrée chute, alors que tout ça est lié je ne sais pas… Merci pour les personnes qui m’ont lues

  7. Alicia
    3 mars 2020 at 22:50

    Je suis à 5 jours de ma 2eme FC.

    La 1ere était en 2018, j’étais à a peine 15 jours, mais c’était pas grave, on en voulait pas de toute façon. C’était un « accident » .

    Finalement 2 ans plus tard elle compte, car elle amène le score à 2.

    Aujourd’hui c’est plus grave. Je vivais un début de grossesse idyllique, mise à part les boutons et la fatigue, pas de gros symptômes. Je ne me rendais pas compte que j’étais enceinte. Et puis finalement quand cette grossesse c’est envolée, je me suis rendue compte à quel point j’y tenais à ce petit raisin, à ces projets que j’avais déjà envisagé. À ce mois de septembre 2020 qui aurait dû bouleverser ma vie.

    Aujourd’hui je ne pleure plus. Mais je n’arrive pas à comprendre. J’ai besoin de réponses, mais elles n’existent pas. « C’est comme ça c’est la vie. » Ça ne me suffit pas.

    • Mia
      4 mars 2020 at 08:51

      Bonjour Alicia, je suis sincèrement navrée et pour l’avoir vécu deux fois également, je sais combien c’est difficile. Malheureusement, il n’existe pas de réponse précise (des examens plus approfondis sont menés à partir de 3 FC). Il est très probable que ce soit une « anomalie chromosomique », tout comme une carence, une réaction de ton système immunitaire, etc. Pose la question à ton médecin de savoir si dans ton cas, il serait pertinent de prendre de l’Aspegic Nourrisson dès la découverte de ta grossesse.
      Attention à ne jamais faire d’auto-médication : TOUJOURS demander l’avis de ton médecin avant.
      En tout cas, je te souhaite de prendre soin de toi pour surmonter cette période difficile. Je t’envoie toutes mes pensées…

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