Être parent : même pas peur !

 

Dans le (long) parcours pour devenir parents, j’entends très souvent des craintes de la part de mes lectrices. On s’imagine que devenir parent va changer notre vie du tout au tout, qu’on va crouler sous les tonnes de choses à faire, qu’on va se sentir débordée et qu’on ne saura plus où donner de la tête… Ces craintes, bien qu’inconscientes, peuvent risquer de freiner la venue de bébé.
Pour vous parler plus concrètement de la parentalité, j’ai fait appel à Anne-Estelle du blog www.etre-parent.com.
Bonne lecture!

 

Bonjour, je m’appelle Anne-Estelle, je suis l’auteure du blog www.etre-parent.com et je suis maman (ma fille aura 3 ans en janvier). Quand Mia m’a contactée pour écrire cet article, je me suis dit “wow ma fille, t’as la pression!”. Comment moi, petite maman, puis-je rassurer des personnes inquiètes par les bouleversements dus au fait d’être parent ? Comment “convaincre” que la parentalité ce n’est pas que du travail en plus, de la fatigue et des crises de nerf ? Comment transmettre ce sentiment de paix et de plénitude que j’ai depuis que je suis maman ? Et puis j’ai repensé à celle que j’étais avant. Je me suis souvenue de mes propres craintes. Alors plutôt que de vous écrire un article théorique, j’ai envie de vous partager un peu de mon histoire, en vous proposant 5 éléments qui étaient au début une peur, et qui se sont transformés en force ! Peut-être que mon vécu vous aidera à y voir plus clair ?

 

1/ Même pas peur de changer !

  • J’avais peur d’être terne, d’être moche, de ne pas aimer ma nouvelle enveloppe corporelle. J’avais peur d’avoir toujours un teint blafard, de ressembler à une grand-mère, de prendre 10 ans en quelques mois… Alors j’ai décidé de ne jamais m’oublier. Peu importe les kilos pendant la grossesse ou le manque de kilos après, peu importe si mes cheveux étaient moins brillants et plus fins, peu importe ma tête du matin : je me devais d’être une jolie maman pour que ma fille n’ait jamais honte de moi (et mon homme non plus). Alors j’ai changé de coiffure pour être élégante mais en peu de temps le matin (pas de brushing ou de laque…). J’ai décidé de prendre ma douche, de m’habiller et de me maquiller tous les matins (et pourtant je suis maman au foyer, et le piège du pyjama m’attire souvent). C’est mon moment à moi depuis que je suis maman. Mes 10 ou 15mn de bien être, porte fermée, ma fille dans sa chambre, et je savoure !
  • J’avais peur de changer dans ma manière d’être, dans mes raisonnements, dans ma personnalité. Et j’ai changé ! Mais ça s’est fait progressivement. Les 9 mois de grossesse ne sont pas nécessaires qu’au bébé qui grandit, mais aussi à nous, parents en devenir, parents en formation. Que de chamboulements. Mais je ne me suis pas effacée : je suis toujours capable de faire la folle comme une ado insouciante, ou capable d’inventer des chansons idiotes en toutes circonstances ; Je suis toujours capable de m’affirmer et de pousser une gueulante (tant pis pour les bonnes manières) ; Et je suis toujours ordonnée (et ma fille a appris très tôt à tout ranger). Mais dans les changements que la parentalité m’a apportés, voici mon top : je suis beaucoup plus patiente (avec ma fille en tous cas, avec les enfants des autres c’est moins évident), je suis beaucoup plus sereine (alors que je stressais pour tout), et je suis devenue créative (alors qu’avant j’enviais les supers idées à mes sœurs).

2/ Même pas peur de pas avoir le temps !

Qu’on se le dise, du temps on en a moins. Bon mais ce n’est pas une fatalité. Tout est question d’organisation :

  • de ranger: Je n’aime pas aller dormir si les chambres et le salon ne sont pas en ordre. Alors 2 ou 3 fois par jour, je range. Pour ne pas perdre de temps, les jouets vont dans des grandes boites (ou des caisses). Quand ma fille était bébé, il n’y avait qu’une seule caisse pour les jouets, et un endroit pour les peluches. En grandissant, il a fallu commencer à classer, et elle sait où chaque chose se range (les puzzle à tel endroit de l’étagère, la dinette dans telle boite…). Plus on range régulièrement, moins ça prend de temps.
  • de faire à manger : Jusqu’à son 1er anniversaire, je travaillais à l’extérieur (je partais le matin à 8h, je rentrais le soir à 19h30). Autant vous dire que pour les repas je faisais au plus simple, et j’ai gardé le même rythme. Je ne cuisine qu’une seule fois par jour (même en étant à la maison tout le temps depuis 2 ans) en grande quantité pour qu’il y ait des restes au repas suivant. Quand je faisais les petits pots à ma fille, je cuisinais un jour du sucré (pour 3 ou 4 portions) et le lendemain du salé (pour 3 ou 4 portions). Ca me prenait à peine plus de temps, mais j’étais tranquille les 2 jours suivants. Et quand j’étais fatiguée, j’avais toujours des surgelés (légumes pour soupe, poêlées, pizzas… histoire de souffler de temps en temps).
  • de jouer avec ses enfants : Je suis persuadée qu’il s’agit d’une décision à prendre, que de consacrer quelques minutes par jour à ses enfants, en les répartissant sur la journée. J’ai mis en place ce que j’appelle la méthode 5-10-15. Ca fonctionne avec les enfants qui vont à la crèche ou à l’école. Pour les tous petits, il faut consacrer un peu plus de temps (les moments de toilette et de change, les moments biberons ou sein, les moments de jeux en période d’éveil, les moments de portage…). En quoi consiste la méthode 5-10-15 ? Ce sont des minutes à consacrer à ses enfants chaque jour : 5 minutes le matin (avant ou après le rush petit dej’, toilette, départ) pour que l’enfant fasse le plein (il remplit son réservoir émotionnel de vous). 10 minutes en fin d’après-midi (quand on a récupéré l’enfant à l’école ou à la crèche) pour que l’enfant puisse refaire le plein après une journée sans papa / maman. Ca lui permet aussi de se sécuriser, et ensuite de jouer seul pendant que les parents préparent le repas, etc. Et enfin, 15 minutes le soir avant de dormir (pour décharger les tensions et la nervosité de la journée, faire le plein de tendresse et se sentir en sécurité avant de s’endormir). La méthode 5-10-15 permet vraiment de créer un rythme : l’enfant sait qu’il a ses moments avec ses parents, il est donc beaucoup plus autonome le reste du temps. Et pour nous parents, ça nous permet de faire tout le reste sans culpabiliser !
  • pour son couple : C’est un fait que le couple fait face à de nouveaux problèmes et doit se réinventer. Mais lorsque les deux partenaires se soutiennent mutuellement, l’amour se renforce et le respect pour l’autre grandit. Avec mon mari, nous gardons un très bon souvenir des tétées de notre fille à 3h du matin. Mon homme se levait avec mois les 4 premières semaines : on discutait, on buvait des tisanes, on regardait des films. On était tous les deux fatigués au matin, mais on avait passé un bon moment. Cela n’a pas duré longtemps, mais ça reste un super souvenir dans ces débuts un peu chaotiques 🙂 Depuis que ma fille fait ses nuits, à 20h elle est au lit. C’est la règle chez nous. Après 20h, c’est le moment des adultes. On a donc un rythme qui nous permet de discuter le soir, de manger entre amoureux si on le souhaite, de se faire des films, etc.

3/ Même pas peur d’être un mauvais parent !

Bien avant d’être maman, et pendant la grossesse, j’ai beaucoup lu, j’observais les parents autour de moi, je me renseignais sur la maman que je voulais être, et celle que je ne voulais surtout pas être. Et aussi bonne soit-elle, ces théories et ces beaux principes ne se vérifient et ne se testent qu’une fois qu’on devient réellement parent. Ce que je crois c’est qu’on est tous capable d’être de bons parents, et on l’est tous, à partir du moment où on accepte la remise en question, où on accepte d’évoluer en même temps que les évènements et que grandissent nos enfants. On fait également tous des erreurs. L’essentiel est de les reconnaitre, et de faire mieux la fois suivante. Je crois que rien n’est irréversible, tout peut s’améliorer, tout peut se transformer, à partir du moment où on se donne les moyens de le faire. Je crois aussi qu’on se rapproche davantage du parent qu’on veut être, au fur et à mesure des années et des réajustements que l’on fait. Et c’est un réel plaisir, une vraie satisfaction de compter les réussites, de voir le chemin parcouru. Je n’ai jamais eu peur d’être une mauvaise mère. En revanche, j’ai toujours eu la crainte de rester figée. Alors je fais tout pour continuer à m’améliorer, même si ça fait mal à son égo parfois!

 

4/ Même pas peur des autres !

Quand vous êtes en couple on vous demande « pour quand est le bébé ?« . Quand vous êtes enceinte, on vous assomme de “bons” conseils (et je vous encourage à adopter l’attitude suivante : “Je suis enceinte, laisse-moi tranquille”). Quand vous êtes parents, on vous noie sous les “il faut”, et les “il faut pas”. J’ai de la chance, j’ai toujours eu une certaine facilité à dire ce que je pense (ce n’est pas toujours une qualité, mais là, je vous assure que si). Pendant la grossesse, vous aurez 9 mois pour devenir une personne sûre d’elle-même, une personne qui reconnait ses limites et qui ne fait pas en fonction des autres mais en fonction d’elle-même, de son enfant, de sa famille, de sa vie. N’enviez pas les personnes qui semblent tout gérer. Vous ne savez pas comment ça se passe une fois la porte de la maison fermée. Déployez plutôt votre énergie à essayer de trouver VOTRE équilibre, VOTRE rythme, VOTRE harmonie (et ce ne seront pas les mêmes que les autres parents, puisque les autres parents ne seront pas vous, et que leurs enfants ne seront pas vos enfants à vous).

 

5/ Même pas peur d’être parent !

J’ai toujours crié haut et fort que je ne serai jamais mère au foyer. Et me voilà… Pendant ma grossesse, tout le monde me disait que j’avais l’ai épanouie. Quand j’ai accouché et que j’avais ma puce dans les bras, on me disait que je resplendissais. Je resplendis un peu moins maintenant, mais j’aime être maman. J’aime parcourir l’appart’ à 4 pattes, ma fille sur le dos en faisant le petit train. J’aime me balader avec elle et l’entendre décrire tout ce qu’on croise. J’aime quand elle me dit “ça c’est vraiment une chouette activité maman”. J’aime quand elle me lâche (très rarement, donc je savoure encore plus) un “j’t’aime aussi”. J’aime quand après une grosse crise de larme elle s’arrête net et me dis “maman je suis calmée”. J’aime la voir danser et chanter en marchant dans la rue, en prenant sa douche, en étant sur les toilettes, ou en jouant à la poupée. J’aime ses boucles contre mon cou quand je lui lis une histoire. J’aime quand elle me fait ses 3 bisous avant d’aller dormir (un sur chaque joue, un sur le nez). J’aime aussi quand elle me prend le visage avec ses petites mains pour que je la regarde parce que je n’écoutais pas ce qu’elle me disait… Parce qu’être parent, c’est aussi tout plein de moments de pur bonheur, qui nous font oublier une journée difficile, un moment de panique, ou une erreur. Etre parent c’est y aller au feeling, se découvrir, s’adapter à son enfant (qui s’adapte aussi à nous).

 

Etre parent c’est une histoire unique, qui ne ressemblera à aucune autre histoire que vous connaissez.
Ce sera la vôtre, et tout est possible !

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